DELPECH Gilles

 

  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Suite à un voyage effectué en 1983 où j’ai eu la révélation de la beauté des monuments et de la richesse de la civilisation égyptienne. Ce voyage s’est réalisé à la suite d’un souvenir d’enfance. Quand j’étais enfant, à l’âge de quatre, j’avais fait un voyage en Egypte avec mes parents. En 1983, désirant faire un voyage, j’ai eu envie d’y retourner comme sur les traces d’un souvenir d’enfance. J’ai eu l’impression d’avoir gardé en mémoire des éléments qui m’avaient frappé lors de cette première incursion en Egypte et qui ont resurgi lors du voyage de 1983.

 

  1. Quel est votre parcours ?

Au retour du voyage en Egypte, j’ai commencé à acheter des livres et à m’intéresser sérieusement à la civilisation égyptienne. En 1985, à Paris, je suis tombé sur la grammaire de Pierre du Bourguet. Cela m’a donné le goût d’approfondir la connaissance de la langue. J’ai alors cherché les opportunités qu’offrait Grenoble dans l’apprentissage des hiéroglyphes. N’ayant rien trouvé, je me suis rapproché du Musée d’Art et d’Histoire de Genève. J’ai découvert qu’il existait une société d’égyptologie à Genève qui donnait des cours de hiéroglyphes. Malheureusement, elle ne délivrait pas de cours par correspondance. Néanmoins, Philippe Germond, qui donnait les cours d’égyptologie, s’est proposé de m’aider dans l’apprentissage de la grammaire par correspondance. Pendant trois ans, il a corrigé mes exercices et a été mon mentor. Ensuite, j’ai continué à faire des traductions de texte et à progresser de manière autodidacte. J’ai fait d’autres voyages en Egypte. J’ai été membre de la société d’égyptologie de Genève où j’allais régulièrement à des conférences. Pendant plus de dix ans, je lui ai été très attaché. Toutes ces activités étaient faites en parallèle de mon travail de comptable. Notamment, en 1999, en collaboration avec Christian Cannuyer, j’ai rédigé un article dans le GM 172 : il s’agit d’une note de traduction à propos du « Dialogue du désespéré avec son ba ».

Ensuite, ne pouvant plus me rendre à la société d’égyptologie de Genève, j’ai appris qu’il existait à Grenoble une association d’égyptologie : l’ADEC qui, à l’époque, s’appelait encore Association pour la Conservation, la Promotion de la Propriété et des Archives des Frères Champollion.

 

  1. Et l’Université Inter-Ages du Dauphiné ?

Je suis enseignant à l’UIAD depuis 2008. C’est le fruit du hasard : au moment du montage de la maquette de la chapelle blanche de Sésostris I, Jean-Louis Sahun m’a informé que l’UIAD était à la recherche d’une personne pouvant assurer un niveau d’enseignement suite à un problème de remplacement de professeur. Ayant réalisé un travail préliminaire sur cette chapelle, Jean-Louis Sahun m’a proposé d’en faire bénéficier des élèves. C’est ainsi qu’un niveau supplémentaire a pu être ouvert, complémentaire des cours dispensés par des enseignants de Lyon. Au cours des années suivantes, je suis passé de 1 à 5 niveaux d’épigraphie égyptienne (4 niveaux d’apprentissage et 1 niveau de traduction ou d’étude de texte). Concernant l’avenir, les perspectives sont dépendantes du nombre d’inscrits et, malheureusement, nous constatons une raréfaction du  nombre d’élèves depuis quelque temps. Il faut aussi prendre en considération que l’apprentissage d’une langue demande des efforts et du travail personnel. Toutefois, j’ai un public fidèle. Par ailleurs, j’ai mis en place des cours plus tard dans la journée permettant à des salariés d’y participer.

 

Publié le 17/02/2012




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