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Conférenciers
BONNET Charles

Charles Bonnet est arrivé au Soudan par romantisme. Il a fouillé en Egypte après son diplôme de sciences orientales mais le Soudan lui semblait une aventure digne du XIXè siècle. De nombreuses fouilles de sauvetage étaient menées dans ce secteur et il a profité de cette opportunité. Ainsi, depuis 40 ans, il fouille le site de Kerma. Néanmoins, l’essentiel de son métier d’archéologue a été effectué en Europe où il a participé, notamment, à la fouille archéologique de 40 églises comme celle de la cathédrale de Genève. Il a collaboré ou collabore encore aux fouilles de Barcelone, Tournai (Belgique), Aoste (Italie), Turin, le Puy en Velay, Cluny et Arles.

 

 

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

En fait, je suis un curieux égyptologue puisque je suis plus archéologue qu’égyptologue. J’ai mis ma spécialisation d’archéologue, avec ses méthodes, au service de l’égyptologie. Il y a quelques décennies, celle-ci était plus le fait de philologues ou de professeurs d’université qui demandaient à un architecte de faire un trou le mieux possible. Maintenant, nous avons le sentiment que faire un trou en archéologie demande une préparation et c’est devenu une spécialisation. Je ne suis égyptologue que partiellement même si j’ai travaillé à Karnak, à Sérabit el-Khadim dans les mines de turquoise et maintenant à Péluse, cité concurrente d’Alexandrie. Aujourd’hui, nous avons des équipes formées avec un égyptologue qui s’occupe de la langue, un égyptologue qui s’occupe de l’architecture, un égyptologue qui s’occupe des céramiques… C’est donc un métier qui s’est beaucoup complexifié et la notion même d’égyptologue est devenue beaucoup plus compliquée.

 


Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?


Je suis à l’origine vigneron. Cela semble bizarre de le dire comme cela mais mon métier de vigneron m’a appris à voir le terrain. Ainsi, j’essaie de comprendre les vestiges laissés par les hommes au travers du terrain, au travers de ce que nous donne le terrain. Mon parcours c’est d’abord cela. Ensuite, j’ai préparé un diplôme de sciences orientales à l’université de Genève ; j’ai fait un doctorat à l’université de Lyon et je n’ai cessé de me spécialiser dans différents domaines. Je suis aujourd’hui membre de très nombreuses sociétés savantes et surtout membre de l’Institut de France et de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres. J’ai été archéologue cantonal à Genève, ayant la responsabilité de tout le patrimoine de Genève. J’ai été professeur à l’université de Genève. Donc, au travers du terrain, j’ai touché différents éléments de l’enseignement, de la connaissance en général et cela m’a été très utile.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?


Je continue des fouilles au Soudan, à Kerma, qui me permettent de comprendre une des portes de l’Egypte. Je fouille une zone où il y a eu un royaume indépendant de l’Egypte qui s’est développé durant l’Ancien Empire et le Moyen Empire puis qui, durant le Nouvel Empire, a été colonisé par les grands pharaons égyptiens de la XVIIIè dynastie. Ce qui me passionne aussi c’est qu’à Péluse, de l’autre côté, c’est une autre porte de l’Egypte. J’ai l’occasion de collaborer avec nos collègues égyptiens qui m’ont demandé de venir travailler dans cette région et, là aussi, nous découvrons des vestiges du Moyen Empire et du Nouvel Empire qui nous montrent un autre accès mais depuis l’Orient, le long de la Méditerranée, jusqu’à l’Egypte. Pour moi, c’est très complémentaire et cela m’aide beaucoup.

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Publié le 13/11/2010
BRISSAUD Philippe

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?


Cette vocation m’est venue par étape. Comme beaucoup de gens, je me suis intéressé à l’Egypte ancienne dès la classe de 6è. Après un arrêt de quelques années, l’intérêt est revenu au moment de choisir un sujet de maîtrise. Alors que j’étais dans un cursus d’archéologie médiévale, j’ai voulu travailler sur la céramique égyptienne. Comme personne ne s’y intéressait, cela a suscité une émotion dans le milieu d’autant plus que j’avais une expérience de fouille. C’est Jean Yoyotte qui est, alors, devenu mon co-directeur de maîtrise. A la fin des années 1970, j’ai effectué un stage à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au même moment que Dominique Valbelle. Ce stage s’effectuait à Karnak nord. Ensuite, Jean Yoyotte m’a envoyé un télégramme me proposant un poste de collaborateur technique. Si ce poste m’intéressait, il suffisait que je me présente. J’y suis allé et ,par un enchaînement de circonstances, je suis devenu le directeur de la Mission des Fouilles Françaises à Tanis.

 


Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?


J’ai fait un doctorat sur la céramique. Comme j’avais une expérience de fouilles en France, j’ai travaillé sur des chantiers en Egypte comme Karnak nord, Deir el-Médineh, Gizah et, enfin, Tanis.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?


Je travaille exclusivement sur Tanis. C’est un véritable style de vie.


Questions sous forme de portrait chinois.


Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être ?


Je fais de l’égyptologie mais je n’ai jamais envisagé de vivre comme un Egyptien de cette époque. Comme réponse, je pourrais vous dire Psousennès.

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Publié le 12/12/2009
COLLOMBERT Philippe
  • Philippe Collombert est professeur à l'Université de Genève.
  • 1991 : Diplôme de muséologie de l’École du Louvre.
  • 1994 : Diplôme de l'École pratique des hautes études, Ve section, sujet : « Hout-sekhem et le septième nome de Haute-Égypte, recherches de géographie religieuse », sous la direction des professeurs Jean Yoyotte et Christiane Zivie.
  • 2000 : Doctorat de 3e cycle à l'École pratique des hautes études, IVe section, sujet : « Du Néo-égyptien au Démotique. Procédés grammaticaux pour l’expression des relations temporelles », sous la direction du professeur Pascal Vernus.
  • 2000-2003 : Membre scientifique de l’Institut français d'archéologie orientale du Caire.
  • 2008 : est nommé professeur d'égyptologie à l'Université de Genève.

Il participe à de nombreuses missions archéologiques au sein de l’IFAO, dont il a été membre scientifique de 2000 à 2003.

 

Il a particulièrement étudié des papyri retrouvés dans le Fayoum sur le chantier de Tebtynis dirigé par Claudio Gallazzi.

 

Avec l'équipe de la mission archéologique française de Saqqarah d'Audran Labrousse sur les fouilles des pyramides de reines de l’époque de Pépi Ier, il a dirigé, de février à avril 2005, le dégagement du tombeau de Rêhérychefnakht sous sa pyramide à Saqqarah-Sud. En 2007, il a pris la succession d'Audran Labrousse à la direction de la mission.


En 2008, il succède à Michel Valloggia en tant que professeur ordinaire d'égyptologie à l'Université de Genève.


Il a publié plusieurs articles et une monographie sur la paléographie hiératique du mastaba de Mérérouka.

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Publié le 27/11/2011
DELPECH Gilles

Gilles DELPECH

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Publié le 17/02/2012
GOYON Jean-Claude

Né en 1937 à Mâcon, Jean-Claude Goyon, docteur ès-lettres, est ancien pensionnaire de l'Institut Français d'Archéologie Orientale du Caire (IFAO). Maître de recherche au CNRS et professeur d'Egyptologie et d'Histoire ancienne de l'Université Louis Lumière - Lyon II de 1981 à 2000. Il a assuré la direction scientifique du Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak (CFEETK). Membre correspondant de l'Institut archéologique allemand, vice-président de l'Association pour la sauvegarde du Ramesseum et président de l'Association Dauphinoise d'Egyptologie Champollion, Jean-Claude Goyon est l'auteur de nombreux ouvrages consacrés à l'étude des textes et de la pensée religieuse des anciens égyptiens (collections de l'IFAO, de la Brown University de Providence et du MET de New-York).

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Publié le 17/09/2011
LABRIQUE Françoise

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

A six ans, dès que j’ai su lire. Ma vocation m’est venue en lisant les contes et légendes égyptiennes, grecques et romaines.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai commencé par des études de latin et de grec. Puis, à l’université de Bruxelles, j’ai étudié la philologie classique. Ma passion pour la littérature et la mythologie, à laquelle s’ajoutait la vieillesse de mes professeurs, m’a amené à l’égyptologie. J’ai effectué deux cursus en parallèle : en décalage, un mémoire en philologie et un mémoire en égyptologie. Un de mes professeurs, Théodoridès, ne jurait que par les études juridiques. Il ne voulait absolument pas entendre parler de religion alors que moi, ce domaine, m’intéressait particulièrement. Grâce à une bourse, j’ai pu aller étudier pendant un an à Paris me permettant de rattraper mes lacunes en textes religieux. Ensuite, j’ai obtenu une bourse pour continuer mes études en Allemagne : j’ai suivi les cours de ptolémaïque de Philippe Derchain et rédigé une thèse sous sa direction. Mais comme il faut bien gagner sa vie, j’ai trouvé un poste de professeur dans une école qui enseignait sans manuel, dans une grande liberté d’apprentissage et de choix de textes me permettant de faire étudier des textes grecs relatifs à l’Egypte. Pendant les vacances, je retournais en Allemagne pour avoir accès à une bibliothèque. Tout cela a duré treize ans. J’ai présenté ma thèse « Stylistique et Théologie à Edfou : Le rituel de l’offrande de la campagne » qui tente de comprendre comment s’exprime cette offrande en mettant en relation la littérature et la théologie. Ainsi, j’ai élaboré une méthode d’analyse pour présenter les textes sur les parois montrant qu’une partie de la théologie s’exprimait à travers la forme. Cependant, je n’avais aucun espoir d’obtenir un poste à l’université de Bruxelles : j’étais à la fois trop jeune et trop âgée. Comme j’ai obtenu le concours de qualification en France et comme le poste de Pierre Lévêque à Besançon se libérait, j’ai postulé pour ce poste et l’ai obtenu en 1998. Par ailleurs, un de mes étudiants, ayant appris le latin et le grec avec moi puis entrepris des études d’égyptologie à Bruxelles avant de devenir pensionnaire à titre étranger de l’Institut Français d’Archéologie Orientale, m’a demandé de l’aider pour faire une recherche dans le désert. Pendant les vacances, je l’ai accompagné dans les oasis pour faire des relevés. Ensuite, cet étudiant a obtenu un poste de maître de conférence à l’université de Strasbourg et un budget pour diriger des fouilles à Bahariya après avoir découvert un fort romain. Ayant obtenu la possibilité d’entreprendre des fouilles dans ce secteur, une collaboration a été mise en place entre Besançon et Strasbourg puis, maintenant, entre Cologne et Strasbourg depuis que j’ai obtenu un poste d’enseignante en 2005 à l’université de Cologne. Depuis le début des campagnes, je suis l’épigraphiste des chapelles saïtes. Depuis lors, également, Frédéric Colin, professeur à Strasbourg, m’envoie des étudiants à Cologne et, moi, je lui envoie des étudiants de Cologne à Strasbourg. Cette collaboration est fructueuse.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches?


Mes recherches sont orientées sur l’étude du ptolémaïque. J’ai publié la traduction commentée du propylône de Khonsou à Karnak. Sinon, je fouille à Bahariya et je dirige l’institut à Cologne et dispense des cours dans cette université. J’ai aussi publié « La femme perverse : Analyse du Conte des Deux Frères ».

 


Questions sous forme de portrait chinois.


Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être?


Je préfère être une reine et pourquoi pas Arsinoé II.

 


Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous?


Tefnout.

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Publié le 16/05/2009
LEFEVRE Dominique

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Il est très difficile de répondre à cette question car je n’ai pas de souvenirs précis. Depuis l’adolescence, je me suis intéressé à l’archéologie en général, à toutes les civilisations perdues : Egypte, Grèce, Rome ainsi que les civilisations méso-américaines. La spécificité égyptienne est peut-être venue par certaines lectures.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

Mon parcours est très chaotique. A l’époque, j’habitais Salon de Provence et m’étais inscrit à la Faculté des Lettres d’Aix en Provence en histoire de l’art et archéologie. J’ai fait une licence d’histoire de l’art et, parallèlement, un deug d’histoire. Suite à cette formation initiale, j’ai fait une formation à Dijon (qui a disparu depuis) de technicien de fouilles archéologiques pendant un an. Ainsi, j’ai travaillé sur de nombreux chantiers. Ensuite, je me suis retrouvé à l’armée et j’ai commencé à étudier les hiéroglyphes par moi-même. A la sortie de l’armée, j’ai atterri à l’Institut Catholique à Paris afin d’apprendre l’égyptien et d’autres langues (akkadien, hittite et ougaritique). Cette formation étant basée uniquement sur la langue, j’ai appris par mes propres moyens l’histoire et l’histoire de l’art. J’ai aussi suivi les cours de François Neveu, Michel Chauveau et Pascal Vernus à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Par le biais d’Yvan Koenig, enseignant à l’époque à l’Institut Catholique et à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes, j’ai pu intégrer une structure un peu plus officielle. J’ai alors commencé un diplôme de l’EPHE sous la direction de Pascal Vernus. Mon travail de recherche s’est orienté sur les Papyrus d’El-Hibeh (dossier d’archives inédit en hiératique). J’ai débuté par un travail sur le site, une sorte de synthèse sur l’histoire des fouilles, le matériel etc. Ensuite, j’ai commencé une thèse sur les Papyrus dits d’El-Hibeh. J’ai soutenu ma thèse le 13 septembre 2008. Un poste de post-doctorant m’attendait à Liège à l’issue de cette soutenance dans le cadre du projet « Ramsès » (encodage de textes néo-égyptiens sur une base de données créée par Serge Rosmorduc). Ensuite, j’ai déposé un projet de recherche pour aller à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire. En même temps, j’ai appris que le poste de Genève se libérait. J’ai postulé aux deux. Comme j’ai eu la réponse de Genève une semaine avant l’audition  à l’IFAO, j’ai accepté celui-ci. Parallèlement, j’ai donné des cours à l’Ecole du Louvre (dès 2005). J’ai aussi eu l’occasion de donner des cours à l’Institut Khéops, à l’Institut Catholique en remplacement d’Yvan Koenig (pour des cours de néo-égyptien et de hiératique). Actuellement, je donne des cours de hiératique, hormis à Genève, à l’EPHE.

 

  1. Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

Je me suis spécialisé dans le néo-égyptien et le hiératique. C’est grâce à cette spécialisation que j’ai été pris à Genève. Je travaille toujours sur le dossier des Papyrus d’El-Hibeh d’autant que de nouveaux fragments ont été découverts à Berlin. Par ailleurs, j’ai découvert qu’il existait une collection égyptologique au Musée du Quai Branly dont je dois publier certains éléments inédits. J’ai aussi quelques publications en cours.

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Publié le 24/12/2011
LIMME Luc

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?


C’est très simple. Mon prédécesseur au Musée du Cinquantenaire était monsieur De Meulenaere. Quand j’avais douze ans, il avait été mon professeur de latin. Il m’avait donné le goût de l’Egypte indirectement : je savais qu’il était égyptologue. Lors de ma première année d’université à Gand, monsieur De Meulenaere fut nommé à la chaire d’égyptologie. Il donnait des cours d’histoire de l’art de l’Antiquité. J’ai décidé de suivre ses cours.

 


Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?


Après une licence d’histoire et de philologie de l’Orient ancien à l’université de Gand, j’ai obtenu une bourse pour aller étudier une année à Paris. J’ai suivi les cours de Posener, Yoyotte et Clère. Ensuite, j’ai enseigné quelques années à Lille pour suppléer monsieur Vercoutter qui avait pris une année sabbatique pour terminer un livre sur Mirgissa. Finalement, j’ai enseigné une douzaine d’années à Lille. Ensuite, j’ai été nommé conservateur adjoint au Musée du Cinquantenaire à Bruxelles. J’ai débuté ma carrière au musée en 1973 et j’y suis resté presque quarante ans. J’ai aussi enseigné, accidentellement, quelques années à Louvain après le décès de Jan Quaegebeur. A partir de 1988, j’ai été directeur des fouilles d’El Kab. Vers 1994, je suis devenu le secrétaire général de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth devenue, depuis quelque temps, l’Association Egyptologique Reine Elisabeth.

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches?


Depuis novembre 2009, j’ai pris ma retraite. Nous attendons encore la nomination d’un égyptologue pour me remplacer au musée. En prenant ma retraite, j’ai aussi arrêté d’être le directeur des fouilles d’El Kab. C’est un collègue préhistorien qui, pour le moment, s’occupe de cette direction. Je m’occupe toujours de l’Association Egyptologique Reine Elisabeth. Je m’occupe de la rédaction de la revue Bibliotheca Orientalis (BiOr) publiée à Leyde. Par ailleurs, on m’a demandé de m’occuper de la Chronique d’Egypte. Et, beaucoup de choses dorment encore dans un tiroir.

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Publié le 16/12/2011
MADRIGAL Karine

Karine Madrigal a étudié l'histoire de l'art et l'archéologie à l'Université Lumière Lyon 2. Elle s'est spécialisée en égyptologie et a suivi les cours du DUESE (diplôme d'égyptologie) à Lyon avec Laure Pantalacci.

Depuis 2008, elle travaille comme assistante scientifique sur la collection d'égyptologie au Musée des Confluences de Lyon.

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Publié le 12/09/2011
MARUEJOL Florence

Nous avons invité Florence Maruéjol en raison de la publication de son dernier ouvrage, « Thoutmosis III et la corégence avec Hatchepsout ». Florence Maruéjol est non seulement une égyptologue reconnue par ses pairs mais elle est aussi auteur, traductrice et enseignante. A partir du 23 novembre prochain, elle débutera un séminaire à l’institut Khéops à Paris qui s’intitule « Le temple d’Amon-Rê à Karnak »

 

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

 

A la différence de mes camarades, ma vocation n’est pas née avec les cours d’histoire de 6è mais en commençant des études d’histoire à la Sorbonne. Je me suis inscrite à une UV d’égyptologie par esprit de découverte et comme l’on dit j’ai été mordue par le canard égyptien.

 


Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?


J’ai fait mes études d’égyptologie à la Sorbonne et, grâce à une bourse des Affaires Etrangères franco-égyptiennes, j’ai pu terminer mon doctorat en Egypte. J’ai ainsi vécu cinq ans au Caire. Le sujet de ma thèse était « le rituel du couronnement à la XVIIIè dynastie ».

 


Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?


En ce moment, je travaille surtout au niveau de l’édition. Je prépare un livre qui devrait sortir fin 2010 - début 2011 sur l’amour au temps des pharaons. Sinon, je donne des cours à l’institut Khéops à Paris.

 


Questions sous forme de portrait chinois.


Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être ?


Thoutmosis III.


Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?


Hathor.

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Publié le 16/12/2011
MORFIN Marguerite

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ? Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

La vocation de l’égyptologie m’est venue par le hasard. J’avais envie de faire de l’archéologie classique et, pour cela, j’avais décidé d’effectuer un stage. J’ai contacté un instituteur de Montpellier qui fouillait le site de Lattes ; site qui s’étendait, chronologiquement, du chalcolithique à l’époque médiévale et était connu par les écrits de Pline l’Ancien. Pendant ma licence, j’ai suivi ce stage de fouille sur la zone gallo-romaine à incinération. C’était une fouille de sauvetage dont j’avais la responsabilité. J’ai fouillé ce site pendant deux ans ; puis, j’ai travaillé sur le site du château de Monteferrand du Pic Saint Loup à Montpellier. A ce moment-là, j’ai rencontré Jean-Claude Richard qui m’a proposé de travailler avec François Daumas sur Castelnau-le-Lez. Je lui ai répondu que je ne connaissais par monsieur Daumas et que je me sentais incapable de gérer un chantier seule. Toutefois, j’ai rencontré François Daumas accompagnée de Marie-Pierre Foissy. Nous étions dans les années 1967-1968. Monsieur Daumas nous a alors testé : nous devions nettoyer des tessons. Ce que nous ne savions pas c’est qu’il était caché derrière la fenêtre où nous travaillions. Et, pendant notre nettoyage, nous n’avons cessé de rire tout en faisant des tas. Certains tessons nous posaient des soucis et nous ne savions qu’en faire. D’autant plus que certains semblaient être une plaisanterie : des tessons étaient des tuiles peintes vernissées du XIXè siècle nommés pot de Saint Jean de Fos. Avant de présenter notre travail à monsieur Daumas, nous avons choisi les plus belles formes ainsi que les tessons que nous avons dénommés « tesson plaisanterie ». Monsieur Daumas s’est amusé de notre perspicacité. Quelques années après, François Daumas est rentré du Caire car il venait d’obtenir la chaire d’égyptologie de Montpellier. Il nous a alors informé des dates où commençaient ses premiers cours. Ceux-ci étaient captivants. Puis est venue la phase des hiéroglyphes. Arriva ce qui devait arriver : j’ai été mordue par le canard des hiéroglyphes. Ensuite, François Daumas m’a proposé de ranger la bibliothèque ce que j’ai refusé catégoriquement. Il m’a alors dit : « Ecoutez, lancez-vous. Ce que les autres peuvent faire en un an, vous, vous le ferez en deux ans. Ce n’est pas grave ». Et c’est comme cela que je suis devenue bibliothécaire de la bibliothèque d’égyptologie de l’université de Montpellier en même temps que je préparais ma thèse. Et, cette année, je suis en train de préparer le quatrième déménagement de cette bibliothèque nécessitant une quatrième réorganisation interne.



Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Je m’intéresse à la botanique car mon père avait fait de l’archéobotanique à la retraite, notamment concernant le blé en Afrique du nord. J’ai alors travaillé la botanique à travers les colonnes, associant l’archéologie et le texte afin de déterminer le rôle symbolique des colonnes : notion de pierre, de botanique et de sacré. Cet intérêt explique pourquoi je consacre mes recherches sur l’histoire des végétaux.

Je participe aussi à des fouilles dont celles d’Oxyrhynchos.


 

Comment en êtes-vous venue à participer aux fouilles d’Oxyrhynchos ?


Un ancien étudiant de Montpellier, Hassan Amer, a proposé à monsieur Godron que, s’il souhaitait un site de fouilles, il pouvait lui en proposer un en co-tutelle avec l’université du Caire. Un financement avait été trouvé par le biais du mécénat : « Cassegrain » devenait notre partenaire financier. Mais, il fallait remplir des papiers administratifs pour obtenir l’aval des ministères de tutelle et d’une autorité égyptologique française. Le dossier fut refusé. Est alors entré en scène un autre ancien élève de Montpellier, monsieur Padró, qui proposait des mécènes. Une fouille tripartite a donc pu être engagée entre Barcelone (monsieur Padró, docteur d’état), Le Caire (monsieur Amer, docteur d’état) et l’université Paul Valéry de Montpellier. C’est ainsi que j’en suis venue à participer aux fouilles d’Oxyrhynchos.

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Publié le 25/04/2009
PÄTZNICK Jean-Pierre

Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

 

Cette vocation m’est venue très tôt. J’avais sept ans. Ensuite, j’ai eu la chance de rencontrer monsieur Georges Posener pendant deux semaines en 1975 au cours d’un projet pilote. Notre classe avait été choisie pour permettre aux élèves, avant le BEPC, d’être envoyés quatorze jours auprès d’un professionnel correspondant au métier que nous désirions exercer. Pour moi, c’était déjà l’égyptologie. J’ai eu la chance de pouvoir faire ce stage pendant deux semaines auprès de monsieur et madame Posener au Collège de France. J’ai alors pu voir les originaux de Denon. Bien sûr, cela n’a fait que confirmer mon envie d’être égyptologue.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Mon cursus professionnel égyptologique est assez récent. Il s’est surtout passé en Allemagne dont Heidelberg. Ensuite, je suis venu à Montpellier.

 

 

Quelle est l’orientation actuelle de vos recherches ?

 

C’est l’époque thinite au niveau lexicographique et archéologique avec, naturellement, un point très fort en ce moment avec le dictionnaire français-égyptien. Dans ce projet, je suis responsable de tout le vocabulaire, de tous les mots les plus anciens du corpus égyptien. Cela commence à la dynastie 0 et se poursuit jusqu’à la fin de la IIIè dynastie.

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Publié le 19/03/2011
RILLY Claude

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Comme beaucoup d’égyptologues, j’ai été attiré très tôt. A l’âge de sept ans pour être précis. Quand on est gamin, on a envie de travailler sur les belles périodes. Plus tard, j’ai appris le grec avec un professeur passionné de linguistique qui m’a transmis sa passion.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai entrepris des études d’égyptologie à l’EPHE avec Mr Vernus. Je les ai poursuivies à Montpellier avec Mr Mathieu. Puis, en 1991, un article de Mr Leclant sur le méroïtique m’a fait prendre conscience de l’intérêt de cette langue. Ainsi, en dirigeant mes recherches sur le monde nubien, j’ai pu conjuguer ma passion pour la civilisation pharaonique, la linguistique et l’Afrique. Ensuite, Mr Leclant m’a chargé de la révision du Répertoire d’Epigraphie Méroïtique et de la publication des tomes suivants. En 2001, un article de la Revue d’Egyptologie intitulé « Une première clé pour la compréhension du méroïtique » m’a amené à faire une comparaison avec le proto-nubien. Je suis alors entré au LLACAN, laboratoire « Langage, langues et culture d’Afrique Noire » pour un travail de comparaison linguistique.

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

 

J’effectue un travail sur le terrain sur le nyimang. J’aimerais faire de même pour le nara mais des raisons politiques ont entraîné la fermeture de l’Erythrée. Je n’ai pu obtenir de visa ni en avril ni en octobre. Cela est bien dommage car le nara est la langue la plus proche du méroïtique au niveau de la syntaxe. Sinon, je fais un travail de publication, je m’occupe du Répertoire d’Epigraphie Méroïtique. De plus, on m’a demandé de succéder à Catherine Berger sur le site de Sedeinga ce qui serait un véritable travail archéologique qui me permettrait de trouver des textes méroïtiques inédits.

 

Existe-t-il des textes littéraires dans la corpus des textes actuellement connus ?

 

 

Pour l’instant, nous n’avons rien concernant la littérature méroïtique. Néanmoins, la forme de la cursive méroïtique montre qu’elle a évolué à partir d’un support souple, le papyrus. Ce support a beaucoup souffert des conditions climatiques soudanaises. Par conséquent, peu de textes sur papyrus nous sont parvenus jusqu’à présent. Cependant, nous avons une certaine idée du goût littéraire méroïtique. Par exemple, à Philae et à Dakka il existe des proscynèmes en démotique et en méroïtique. Ceux en démotique sont très laconiques et s’adressent en égyptien pour des Egyptiens alors que ceux en méroïtique qui s’adressent à des Méroïtes sont très variés. Nous constatons la même chose pour les formules d’offrandes qui possèdent une grande variété dans les formules. Tout concorde pour penser qu’il a dû exister une littérature riche.

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon ou un roi nubien, lequel aimeriez-vous être ?

 

Taneyayidamani.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Apedemak.

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Publié le 13/11/2008
RITTER Vanessa

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Ce fut une évidence vers l’âge de 6-7 ans en lisant un magazine sur les hiéroglyphes. En voyant la Pierre de Rosette, j’ai voulu comprendre le système toute seule. A l’époque, je m’intéressais également beaucoup à l’Oulipo. A la faculté d’histoire de l’art, j’ai rencontré Bernard Mathieu et l’évidence de mes 6-7 ans s’est renouvelée. Et, depuis, je m’intéresse aussi au lien entre l’Oulipo et les textes littéraires égyptiens.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’université de Montpellier en histoire de l’art et archéologie. J’ai également fait des vacations pour l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire où j’effectuais l’inventaire informatisé des ostraca conservés dans les sous-sols de l’institut.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Elle est centrée sur le genre littéraire dont celui de l’Enseignement.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être?

 

Aucun.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous?

 

Aucune.

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Publié le 03/04/2010
ROUFFET Frédéric
  1. Comment vous est venue la vocation de l’égyptologie ?

Cela m’est venu en cours d’histoire de 6è. A cette époque, j’habitais à côté de Lille et j’étais abonné à une bibliothèque de quartier où, tous les mercredi après-midi, nous devions avoir lu un livre une semaine sur l’autre pour le présenter. J’avais eu mon premier cours sur l’Egypte et, en un mercredi après-midi, j’ai dû lire tous les livres sur le sujet disponibles dans la bibliothèque. Je n’ai donc pas présenté un livre mais l’Egypte. Ensuite, à l’adolescence, je suis passé à la lecture de Christian Jacq, puis à des livres plus scientifiques.

 

  1. Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

Etonnamment, j’ai passé un bac scientifique spé maths. J’ai entamé un Deug à Toulouse, au Mirail, en histoire de l’art et archéologie spécialité histoire. Il n’y avait pas d’égyptologie malheureusement mais, mal informé, je croyais que l’université de Montpellier ne proposait un cursus d’égyptologie qu’à partir de la troisième année. Par conséquent, je suis arrivé en troisième année à Montpellier. Après, comme tout étudiant, j’ai validé une licence histoire de l’art et archéologie, un master d’égyptologie et maintenant la thèse.

 

  1. Comment vous est venu le sujet de votre thèse qui s’intéresse à la magie ? Avez-vous des pistes pour l’après-thèse et d’autres orientations de recherche ?

C’est grâce à Mr Servajean que je me suis intéressé à la magie. Durant mes cours de licence, nous ne travaillions pas de textes égyptiens mais plutôt des phrases. Et, le premier texte égyptien que j’ai traduit était une formule magique. Et, c’est Mr Servajean qui nous faisait travailler sur cette formule aux sept ou huit traductions envisageables. J’ai trouvé cela génial de se poser autant de questions de traduction sur une formule. Cela m’a plu et, dès le Master I, j’ai proposé à Mr Servajean de travailler sur les textes magiques. Mais ces textes étant trop compliqués, il m’a été demandé d’attendre le Master II. En Master I, j’ai donc travaillé sur les hymnes dédiés au dieu Sobek. Et en Master II, j’ai pu enfin accéder aux textes magiques en travaillant sur les ostraca hiératiques de Deir el-Médineh qui étaient déjà publiés par Posener, Gasse et Lopez mais, qu’étonnamment, personne n’avait jamais traduit. Donc, j’ai essayé de donner ma traduction. Ainsi, de cette petite formule de quatre lignes écrits en hiératique, l’idée de travailler sur la magie m’est venue.

Après la thèse, j’espère pouvoir participer au projet monté par l’université de Montpellier sur le dictionnaire français-hiéroglyphe. Sinon, la question reste posée. Je sais que je vais continuer à faire de l’égyptologie. J’aimerais me pencher sur deux concepts, la magie-hékaou et la magie-akhou, pour comprendre la différence entre les deux. Nous parlons de « magie » mais le terme est-il adapté à l’Egypte ancienne. En même temps, j’aimerais lancer un groupe de travail à Montpellier sur les différentes parties du corps et leur dénomination. Dans la version rêvée, j’adorerai organiser un colloque international sur la magie à Montpellier.

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Publié le 24/12/2011
TILLIER Anaïs

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Je me suis intéressée à l’égyptologie comme à peu près tous les écoliers au collège avec le programme de 6è. Mais, disons qu’en tant qu’élève sérieuse, j’ai suivi ma scolarité assidument et j’y suis revenue plutôt au lycée. Pour l’anniversaire de mes 15 ans, on m’a offert le dictionnaire de Champollion et, d’emblée, ce qui m’intéressait le plus c’était les hiéroglyphes. J’avoue avoir lu ce dictionnaire en long, en large et en travers. Ensuite, j’ai enrichi ma culture avec diverses lectures.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

Pendant le lycée, j’ai beaucoup lu. L’année de mes 16 ans, j’ai vu une publicité sur les cours dispensés par l’Institut Khéops et la grammaire de Grandet-Mathieu. Les cours n’étant pas dans mes moyens, je n’ai fait qu’acheter le livre et commencé à le lire et à faire les exercices de mon côté. J’ai continué ainsi jusqu’au bac. Et là, il fallait choisir mon avenir. J’avais plusieurs possibilités : soit je poursuivais le parcours que j’avais impulsé avec des études scientifiques, soit je m’engageais dans l’égyptologie. Je me suis renseignée sur le cursus universitaire permettant de devenir égyptologue. Je me suis rendue compte que ce n’était pas dans mes cordes car il fallait être bon en langues vivantes, en langues anciennes et que cela me menait dans des études en histoire de l’art et archéologie. Mes parents m’ont proposé d’essayer. Et, si cela ne me plaisait pas, je retournerais dans le domaine de la biologie et des mathématiques. J’avais dans l’idée d’intégrer l’Ecole du Louvre. La première année, j’ai échoué au test d’entrée. Je suis alors allée à l’université de Poitiers pendant un an pour faire des études d’histoire de l’art en attendant de repasser le test. Entre-temps, j’ai eu d’autres informations sur le cursus pour faire de l’égyptologie. Je me suis rendue compte que même si je passais par l’Ecole du Louvre, il fallait revenir à l’université pour faire un master et un doctorat. J’ai alors choisi de rester à l’université. Mais, comme Poitiers ne proposait ni master ni doctorat d’égyptologie, je me suis inscrite à l’université de Montpellier pour poursuivre mes études en égyptologie. Cela fait maintenant sept ans que je suis à Montpellier : j’ai suivi la licence d’archéologie, le master d’égyptologie et je suis en doctorat depuis un peu plus de trois ans. Il me reste deux ans devant moi, c’est l’objectif que je me suis fixée pour achever ma thèse.

 

Des pistes pour l'avenir ?

 

 

Ma thèse portant sur un dieu égyptien qui possède encore des temples visibles comme celui de Kom Ombo, j’ai dans l’idée de me spécialiser en religion et, plus particulièrement, sur les textes de ces temples tardifs. Quelques projets, certes, mais pour les concrétiser il faut savoir s’intégrer dans une équipe de recherche, qu’elle soit française ou étrangère. Je pense notamment à une équipe allemande qui a un projet sur les temples tardifs et qui collabore régulièrement avec des chercheurs français. Eventuellement, je pourrais postuler pour un poste ou une bourse. Une autre piste est de candidater sur des postes de chercheur même s’ils sont rares.

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Publié le 11/12/2010
VOLOKHINE Youri

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie?

 

Depuis ma jeunesse, je me suis intéressé à l’histoire des religions et à l’anthropologie. C’est un attrait familial. Au départ, mon intérêt pour l’histoire des religions était général. J’étais autant captivé par la Grèce ancienne que l’Egypte voire l’Inde ancienne. Puis, peu à peu, mon intérêt s’est recentré sur l’Egypte ancienne.

 

 

Quel est votre cursus ? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’Université de Genève en combinant l’histoire des religions, l’égyptologie et le sanscrit. J’ai obtenu une licence d’histoire des religions sur la religion égyptienne. Je suis alors devenu l’assistant de monsieur Borgeaud en histoire des religions.

J’ai obtenu une bourse du fonds national de la recherche en Suisse me permettant de poursuivre mes études, en 1996, à l’EPHE auprès de monsieur Vernus et de madame Zivie-Coche. C’est à cette époque que j’ai rencontré Philippe Collombert et Laurent Coulon.

J’ai soutenu une thèse, en 1998, dont le sujet était «Le visage dans la pensée et la religion de l’Egypte ancienne».

Ensuite, de 2000 à 2002, j’étais pensionnaire à l’Institut Français d’Archéologie Orientale au Caire; ce qui équivaut, à l’heure actuelle, à membre scientifique.

En 2002, je suis devenu maître d’enseignement et de recherche en histoire des religions à l’université de Genève.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches? Vous collaborez au NCCR Affectives Sciences sur le thème de la ritualisation des émotions en Egypte ancienne. Pouvez-vous nous en dire un peu plus?

 

C’est grâce à ma collaboration au NCCR que j’ai réalisé un dossier sur le rire en Egypte ancienne. Ce projet cherche à définir les notions d’émotion dans un contexte antique. Déjà, ma thèse traitait de l’aspect émotionnel de la personne ainsi que de son expression dans des usages rituels.

Sinon, je m’intéresse au triangle monde égyptien, monde grec et monde juif, notamment autour de la figure de Moïse. Je m’intéresse à l’interculturalité ptolémaïque. C’est pourquoi, depuis 2002, je participe à la mission d’Erment où tout un travail archéologique est réalisé sur le temple tardif.

Les autres orientations de mes recherches sont l’anthropologie des images et le vocabulaire conceptuel de l’histoire des religions. Je m’intéresse particulièrement, en ce moment, au sens des scènes figurées. En conséquence de quoi, un travail sur la frontalité devrait être prochainement publié.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon ou un roi nubien, lequel aimeriez-vous être ?

 

Etre pharaon ne m’intéresse pas. Je préfèrerais être un prêtre et, pourquoi pas, Manéthon.

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Seth car c’est un dieu perturbateur.

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Publié le 14/03/2009
WUTRICH Annik

Comment vous est venue la vocation de l'égyptologie ?

 

Depuis toujours, j’ai un intérêt pour l’histoire. A l’âge de 12-13 ans, il y avait des cours d’histoire sur l’Antiquité et mon professeur nous parlait beaucoup d’Egypte. De là vient, sans doute, l’origine de ma vocation.

 

 

Quel est votre cursus? Quel est votre parcours ?

 

J’ai fait mes études à l’Université de Genève jusqu’à la licence, ce qui équivaut à la maîtrise en France, avec M. Michel Valloggia. Ensuite, je suis partie un an à Paris pour faire mon DEA sous la direction de M. Pascal Vernus à l’EPHE (Ecole Pratique des Hautes Etudes). Celui-ci m’a proposé mon sujet de thèse. J’ai donc poursuivi mon doctorat sous la direction de Mrs Pascal Vernus et Michel Valloggia. Le sujet de ma thèse portait sur les chapitres dits supplémentaires du Livre des Morts, à savoir les chapitres 162 à 167. Actuellement, je suis chargée de cours suppléante à l’université de Genève ce qui correspond, à peu près, à maître de conférences en France.

 

 

Quelles sont les orientations actuelles de vos recherches ?

 

Mes recherches s’intéressent plus particulièrement à la Troisième Période intermédiaire mais sur un point de vue plus idéologique que chronologique. D’ailleurs, les cours d’histoire que je donne cette année à l’université de Genève portent sur la période allant de la fin de l’époque ramesside au début de la Troisième Période intermédiaire. J’ai toujours un grand intérêt pour l’étude du Livre des Morts mais je souhaite également m’intéresser à la Nubie et à son influence sur l’Egypte dans le domaine théologique plus particulièrement.

En dehors de la prochaine publication de ma thèse, j’ai par ailleurs en projet l’étude d’un Livre des Morts inédit qui se trouve à la bibliothèque publique de Genève. C’est un texte en hiératique initialement rédigé pour un homme mais qui fut utilisé pour une femme. C’est un papyrus de seize mètres de long, provenant peut-être de Saqqarah et datant de la XXVIème dynastie.

 


Vous avez donc un intérêt particulier pour la Troisième Période Intermédiaire. Pourquoi cette période?


La période qui m’intéresse s’étend de la XXIème dynastie à la XXVème incluse. A vrai dire, c’est une période assez peu étudiée d’un point de vue idéologique même si depuis quelque temps elle connaît un regain d’intérêt. Initialement, mon intérêt était orienté vers les textes funéraires. Quand Pascal Vernus m’a proposé un sujet sur les chapitres supplémentaires du Livre des Morts, je ne savais pas exactement ce que j’allais trouver. Mais, par ces textes, j’ai pris conscience de l’importance de l’idéologie de cette période notamment en la reliant à l’idéologie royale. De plus, c’est une période d’effervescence intellectuelle.

 

 

Questions sous forme de portrait chinois.

 

Si vous étiez un pharaon, lequel aimeriez-vous être ?

 

Mon pharaon préféré est Horemheb. 

 

Si vous étiez une divinité, laquelle seriez-vous ?

 

Mout à partir de la XXVème dynastie.

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Publié le 15/11/2008
BY ON&LO